Il est une heure du matin,
Et je t'écris de nouveau.
Moi je reste fidèle à notre lien,
Tandis que toi, tu laisses partir les chevaux
Vers des trajectoires oh combien inaccoutumées.
Tout cela pour de fausses paroles, blessantes comme un couteau.
Il a suffi d'un malentendu, sur notre itinéraire,
Et notre amitié vient de mettre en veille son flambeau.
Il est une heure passée.
En comprenant ton esprit chagrin,
Mon devoir est de faire parvenir cette lettre sérieuse, voire scolaire,
A ton domicile, dont tu m'as refusé l'entrée.
Il est presque deux heures,
Le pli de mon aspiration vient d'être cacheté,
En espérant qu'il pourra apaiser ton c½ur,
Et que l'on pourra se retrouver.